Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 14:48

Nous voilà alors dans le bus qui mène à Skopje. On fait vite fait la connaissance d’un canadien John travaillant en Egypte. Il a prit un peu de loisir à venir en Europe afin de découvrir les Balkans plus en profondeur. Barbara, fatiguée de la nuit dans le train s’endort relativement facilement. Catarina, quant à elle, à beaucoup plus de difficulté à trouver sommeil, suite à quelques troubles digestives du à l’alcool fort bu la veille dans le train.

 

 

On arrive alors à la frontière Macédonienne, et ce n’est pas la même. La macédoine, n’étant pas encore rentrée dans l’UE, les contrôles sont alors beaucoup plus stricts. Il faut fournir deux fois son passeport, une fois du côté Bulgare, une autre fois du côté Macédonien. C’est pourquoi avec un bus rempli, on passe plus d’une heure à la frontière.

Nous sommes alors enfin arrivés en Macédoine. Les paysages changent au fur et à mesure du parcours, et deviennent malgré tout très joli. Le temps maussade nous a seulement donné une idée plus ou moins précise de ce que nous pouvons découvrir en été. D’ailleurs, l’une des phrases à retenir de ce week-end (il y en a eu pas mal en fait) est :

 

It seems that is a nice place to visit in the summer !


Bref passons !

 

Nous arrivons à Skopje, le voyage s’est plutôt bien passé. Nous nous dirigeons alors vers les postes de vente de billet de bus pour aller à Orhid. Il est 13h57 heure locale, le bus part à 14 h… Le temps de retirer de l’argent, de bafouiller quelques simples mots en anglais afin de se faire comprendre de déposer nos bagages dans les soutes. Direction Ohrid. Nous nous retrouvons à 4 puisque finalement le canadien John, n’ayant pas de tracé défini et sans doute un peu fatigué de voyager tout seul s’est porté volontaire pour supporter également les deux portugaises.

 

Première impression quant à cette arrivée en Macédoine. Les gens sont tous amicaux, et ont tous le sourire. Pourquoi me direz-vous ? Oui, d’ailleurs eux non plus n’ont pas trouvé de raisons de sourire. C’est donc dans un esprit super triste, que l’on essaye de se plonger dans une ambiance vacancière avec les cocktails, les filles sur la plage, et assurément le parasol couvrant les rayons fournissant assez d’énergie pour griller un steack.

Non, c’est loin d’être le cas. En effet, même le temps nous fait des siennes. De la neige tout en haut d’un sommet de montagne, du vent super froid, des chiens et puis un endroit plus que miteux nous donne pas envie de plonger le nez dehors. C’est finalement bien le bus. On continue encore une bonne heure, le soleil montrant enfin ses dents, et le dénivelé devenant de moins en moins important.

 

OHRID ! Nous voici.

 

O

n pousse alors les vendeurs en « accomodations », en « restaurant », en « hotel », et tout, et suivis par notre véritable faim, nous fonçons vers le premier restaurant du coin, à savoir celui directement en face de la station de bus.

 

 

Alors là, grosse incompréhension avec le serveur/propriétaire, qui ne nous donne pas de carte, bien qu’il est essentiellement compris que l’on voulait manger. Après un brin de discussion, nous réclamons à boire (bières) normal. Il faut savoir que ce n’est pas cher du tout : 5/6 euros pour une bière correcte de 500 ml. Le serveur nous amène aussi une salade à chacun composé de fromage (beaucoup), tomate, concombre, œuf… Bref pas mauvais. Disons que ça met bien en bouffe. Mais c’est la qu’on voit arriver le GROS plat de résistance destiné à 4 personnes. QUE DE LA VIANDE ! Avec une petite assiette de frites à côté. Je pense que je n’avais jamais mangé autant de viande dans un seul et unique repas. Donc gros mal de ventre … Et là, quand je regarde l’addition, je commence à rougir. Oui parce qu’en étant plein, la pince a du mal à réfléchir…

C’est alors qu’ils amènent au fur et à mesure les notes des différents plats pour ne pas oublier.

Alors une note indique 100, une autre 720, une autre 100… Woooo c’est quoi ce bordel … Et oh, mec tu nous as roulé dans la farine. Tu m’as pris pour un jambon. I like your boots. C’est quoi ce plan, mec !!!

 

Alors là, conversion : 60 DENARS : 1 EURO

 

Le repas revient alors à un énorme total d’environ 4 euros par personne pour s’être enfilé un stock de viande et tout le tralala. C’est donc encore moins cher ici qu’en Roumanie dans les restaurants.

 

Bon il se fait 19 h, essayons de trouver un logement… Et là, c’est l’inverse d’autres villes d’Europe où les hôtels affichent complets, il n’y a personne dans la ville, c’est ultra calme. Mais c’est une jolie ville avec ses petites boutiques au bord des rues ouvertes jusqu’à 21 h, et puis finalement son lac, incontournable.

 

Nous fonçons alors vers une habitation que m’avait recommandé un macédonien, un appartement pour 4 ou 5 personnes, plus bien fourni, la classe, pour 50 euros le total. On saute sur l’occasion.

 

Ce n’est pas le tout, mais il faut s’hydrate et tester comme il se doit les bières traditionnelles. D’après ce que j’en ai retenu, elles ne sont pas très bonnes, alors je ne pourrai pas vous en conseiller une en particulier puisque bien inférieure à la qualité allemande ou belge.

 

Voilà alors pour ce qui est de la journée du samedi. Essentiellement passée dans les bus / train, à explorer le paysage, la pluie, le beau temps. Je me serais presque cru tel un Jean Paul Olivier à conter le tour de France, sauf que dans le cas présent, ce n’était pas celui de la France, mais d’une partie des balkans.


 

Sur cette dernière partie, je suis désolé, mais je n'ai pas tellement de photos. Mais ne vous en faites pas. Elles arrivent ;)

Par Trois Neuf - Publié dans : Macédoine
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 13:49

De retour de quatre jours de vacances entre la Roumanie, la Bulgarie et la Macédoine, me voici alors de nouveau à Roman, où, théoriquement, je me dois d’exercer mon métier. Cependant, la motivation est plutôt inexistante, on verra alors demain. Je me consacre à rattraper le temps perdu sur ce blog que beaucoup d’entre vous ont pensé à juste raison que je le laissais à l’abandon. Mais rassurez-vous, « roulements des tambours », il est bien parti pour rester.

Frais dans ma mémoire, je m’en vais alors vous conter ce parcours (fortement bien organisé) dans les contrées des Balkans. Nous quittons alors le Vendredi 4 Avril (14h30) cette charmante ville de Brasov pour Bucaresti. Bon inutile de vous remettre en mémoire que la distance que séparent ces deux villes n’est que de 166 km. C’est donc vers 18h30 –et oui, 4 heures de trajet) que nous arrivons à Bucuresti, dans une autre gare que celle que nous devons trouver pour prendre le train menant à Sofia. Parcours du combattant afin de trouver LA caisse qui s’occupe des billets pour l’étranger, une jeune femme aussi aimable de jolie nous « balance » nos tickets. A raison d’environ 30 euros le ticket, nous trouvons cela relativement cher, mais bon il faut savoir que ce sont 10 heures de train qui nous attendent….


 

Au fait, je ne suis pas l’un de ces aristocrates qui parle de soi-même à la troisième personne, je suis tout simplement un simple voyageur parti à la découverte de la Bulgarie et d’un pays des Balkans (Macédoine) avec deux Portugaises (Catarina et Barbara).

 

Donc nous voilà dans le train à Bucarest pour Sofia. On monte dedans, et là grosse crise de panique, Catarina se rend compte qu’involontairement nous sommes dans l’incapacité de nous alimenter en alcool, du fait que nous n’en avons pas sur nous. Comment passer 10 heures de train sans alcool ? Je demande alors au contrôleur si nous avons le temps que nous approvisionner. Il me rétorque de façon plutôt sympathique que non. Bref, pas de problème, nous commençons alors notre dépression, plongé dans le drame, n’ayant que nos larmes comme boisson (m’enfin il devait bien rester une bouteille d’eau qui trainait au fond d’un sac).  Nous nous interrogeons tout de même sur la présence d’un bar à l’intérieur du train, que nous trou

vons par la suite. En fait, il s’agit d’un frigo dans la chambre du contrôleur. On commence par prendre deux litres de bières pour 3, juste en apéro me direz-vous. Tout à fait, une fois le jeu de la pièce commencé, on commence à enchainer davantage et de fil en aiguille, la soirée se passe, les canettes passent également, il commence à faire de plus en plus chaud dans le compartiment. On passe un peu de temps à discuter avec le contrôleur. Par bonheur, ce fameux personnage n’a pas que de la bière à boire. Il nous sort cependant une bouteille de bière dans laquelle réside un liquide légèrement blanchâtre me rappelant le tendre biberon vodka-lait de coco que je buvais étant gamin.

 

Non sans blaguer, il nous propose alors gentiment un verre, deux, trois, afin de mieux digérer.  Au fur et à mesure, on se retrouve tout simplement complètement pétés, Catarina dormant sur la banquette d’en face et moi dormant sous Barbara.

 

On se réveille vers 6 h du mat’ (m’enfin je n’ai presque pas dormi de la nuit) à Sofia, où finalement quelqu’un nous attends à la sorti du Wagon. Nous sentant étranger, il ne nous lache pas, nous demande ou on va, comment à s’occuper un peu trop de nos affaires, mais avait l’air de bien connaitre SA ville. Donc il nous réserve des tickets et tout, et nous nous sentons alors obligé de lui donner un petit quelque chose. Bien que ce quelque chose, à cette heure si TARDIVE, ça aurait pu être mon poing dans sa gueule. Mais il faut rester poli avec les Autochtones, non ?

3 heures à Glander dans les rues de Sofia, à visiter, à manger, à respirer et puis à se demander pourquoi Sofia est la capitale de la Bulgarie. En effet, ce n’est pas une ville qui demande à être absolument visiter, et nous sommes alors très content de ne passer que quelques heures dans cette ville quelque peu terni par le temps.  Néanmoins, le style assez massique et l’architecture nous font effectivement vraiment rappeler le côté communiste Russe de l’époque.

 



 

Le temps de manger un sandwich, de boire un coup, de finir notre promenade et nous voilà dans le bus, direction Skopje. Ce sont alors 5 heures de route qui nous attendent.

Par Trois Neuf - Publié dans : Bulgarie
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 10:22
Ben la réponse est tout simplement OUI ...Je suis désolé pour tout ceux qui attendaient un article pour le moins exhaustif, c'est promis, dès mon retour je vous raconte tout, tout, tout. Mon retour ? C'est à dire que je pars quelque part ? On m'aurait trompé ? A mon propre gré ? Oui, je me pars (moi aussi je parle le vieux français, s'il vous plait !) avec deux portugaises, j'ai nommé Catarina et Barbrara (6a tout de même) découvrir un brin de Macédoine (Skopje et Ohrid) ainsi qu'un semblant de Bulgarie (Sofia, et Veliko Tarnovo). Bref, ce n'est qu'un petit trip de 4 / 5 jours qui nous attend, le tout bien à l'arrache quand même. C'est ça qui est bon !

Bref, j'ai du retard, je pense qu'il me faudra une journée entière sinon plus afin de rattrapper le retard... En essayant de faire mon possible, je vous souhaite un bon stage / bon week end ... Et tout ce qui s'en suit !

Votre bien plus aimable serviteur !!!
Par Trois Neuf - Publié dans : Brasov
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 10:59

Nous décidons d’aller manger dans un restaurant super la classe plutôt fourni en nourriture. Je ne me souviens plus du nom. Normal, nous sommes dimanche, et comme chacun le sait, le dimanche c’est relativement dur. Il s’avère également que les lundis le sont. Nous sommes 6. Deux taxis sont présents à la sortie de notre cité U, (mémo). Nous grimpons alors dans le premier taxi, avec Thibaut, Lionel et moi-même, siège passager. Amandine, s’apprêtant à grimper dans l’autre taxi nous lâche un grand sourire. Le taxi numéro 1 tape une marche arrière digne d’ISATiens, enchaine sur une premiere, monte la deux à fond, s’arrête au stop. Ca donne un avant goût de ce qui va se passer. On commence à doubler des voitures, par la gauche, par la droite, mode « clackson » enclenché, le pied droit super lourd sur la pédale de droite. On enchaine un rond point, oups, un bus devant nous, ce n’est pas grave, on klaxonne, petits appels de phares (on peut cependant en dénombrer une bonne dizaine), on double par la droite. Merde ! Une ligne droite, on s’écarte de notre position d’origine et paradoxalement de notre destination. On sent alors la démangeaison du « pilote ».

 

 

 

On double une voiture de taxi, il nous affirme que puisqu’elle respectait les limitations, ce n’était pas un taxi. Enorme talent.

 

 

 

 Effectivement, nous sentons que ce personnage n’a pas fait que grimper aux arbres  en étant jeune. Il devait déjà à peine marcher qu’il avait sans doute un volant entre les mains. Finalement on arrive sur un feu rouge. Frein à main, pied sur la pédale d’accélération, on sent la caisse se mouvoir, le décompte est lancé, 6,5,4, la main est ferme sur le frein à main, 3, la pédale d’accélération limite à fond, 2,1, on lâche les gaz. Un coup de klaxon de ci, de là afin de signaler une présence d’un fou sur la route. On continue, on se rapproche de notre destination. Limitation 50 km/h, ralentisseur : 30 km/h. Pilote se donne la permission d’aller à 120 km/h, tout en gardant l’écart de 20 km/h, il se cale à 100 km/h pour les dos d’âne. Merde ! Encore un feu rouge. A droite, une voiture « Politia » passe. Il se met à se marrer en la voyant. Nous dans la voiture, explosés de rire depuis le début, ça ne fait que rajouter un peu d’intensité au carnage. Il nous balance en roumain (on s’est alors aussi rendu compte qu’il n’avait plus de dent devant) qu’il est déjà allé sur Lyon et qu’il était conducteur là bas pour des courses de côtes. Ca nous rassure. Surtout qu’ici les ceintures sont de série sur les voitures, mais les mettre, c’est en option.

 

 

 

On arrive encore devant un feu, que vois-t-on ? La voiture de taxi de nos autres protagonistes. On se rend alors compte de la vitesse à laquelle on a exécuté notre parcours.  On les double, et il s’arrête pile poil en face du restaurant.

 

 

 

Un grand moment de bonheur que l’on va se tenter de revivre en de ces quatre. Nous avons par là même récupéré le numéro de téléphone : 313 040… A voir et surtout à refaire.

Par Trois Neuf - Publié dans : Brasov
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /Fév /2008 14:42

    Aujourd'hui c'est dans un moment de creux que j'avais envie de me relâcher et d'écrire cet article. En fait comment se passe ma vie au boulot ? Elle a quelque peu changé durant cette semaine, discutant de plus en plus en Roumain avec la seule personne apte à bien utiliser CATIA. Je me rends compte que les notations utilisées ne sont pas forcément les mêmes que le modèle ISO que l'on utilise un peu partout. C'est peut être dû au fait que les dessins que je copie sur Catia ont déjà quelques années.

 

 

 

    Aussi parfois, les côtes de longueur sont les mêmes en notation mais pas réellement sur le dessin. Et oui il faut donc parfois faire attention à ce qu'un 160 mm soit plus grand qu'un 200 mm.

 

 

 

    J'aime aussi lancer des "înteleg" en guise de signe d'acquiescement et de compréhension alors que je ne pige parfois pas grand-chose. De toute façon le fait de répéter ne change pas énormément à la donne.

 

    Et deux choses me font particulièrement marrer …

 

 

 

    La première étant tous les matins. Les gars du boulot me demandent tout le temps si j’ai bien dormi et tout ça. Alors je lance généralement des « am dormit bine »… Et puis parfois lorsqu’il n’y a que des jeunes, je dis « si regulat »… Ce qui veut dire que font souvent les lapins (j’espère que cette métaphore vous suffira à comprendre). D’accord, les lapins mangent des carottes, d’accord ils mangent aussi des choux et des salades ! Sauf qu’aujourd’hui, je suis arrivé un peu vaseux au boulot. J’ai salué tout le monde comme tout patron qui se respecte. Et puis alors on me demande si j’ai bien dormi. Le gros sourire aux lèvres (non, fiston le cigare, je te laisse !), je sors alors bien haut et fort, da am dormit bine, si regulat »…. Grave erreur, mon tuteur était juste devant moi. Gros grillade. Alors il me balance : « Asa, si cu câta fete ? cum sunt fete aici ? hein ? hein ? hein ? »…  Ce qui veut dire, ha bon ? Avec combien de filles ? Comment sont les filles ici ? J’explose de rire…

 

    Seconde anecdotes : le gars en face de moi ne fait rien de sa journée, il regarde le plafond, discute avec le type derrière lui, fait parfois des gestes frisant le syndrome Gilles de la Tourette, et me demande toutes les demi-heures : ce faci ? Ce qui veut dire soit comment vas-tu, ou qu’est ce que tu fais… Alors je lui reponds : muncesc, muncesc (je travaille, je travaille). Mais jusque là, il n’y a pas trop à redire. Disons que le plus drôle lorsque je lui réponds ça, c’est qu’il arrive à faire une tête « effet de surprise » à chaque fois. Très fort le type. Il est tellement balaize qu’il arrive même à regarder son écran de pc sans toucher à une touche pendant plus d’une heure. En fait, au début je me disais qu’il regardait un film sans le son. Mais non, il regarde un écran noir avec des lignes vertes. Je suis alors subjugué par tant de patience. Finalement il attend peut être que quelque chose se passe, comme dans une série de Derick, où même le suspense nous aide à nous endormir.

 

 

 

    Là, un collègue de boulot m’a donné le numéro de téléphone de sa fille pour qu’elle puisse parler français davantage et ainsi améliorer sa compréhension. Par là même je pourrais améliorer mon roumain…

Par Trois Neuf - Publié dans : Brasov
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 07:27
    Je viens de me rendre compte que finalement je n'ai toujours pas parler d'un élément important de ma vie actuelle roumaine : le stage, le boulot, le travail.

    Je suis donc comme je l'avais déjà précisé dans un article précedemment dans une ancienne société d'Etat, Roman. Elle avait à sa grande époque atteint un personnel de 10 000 employés. Aujourd'hui, ce ne sont uniquement que 1600 travailleurs qui se partagent le travail. C'est une entreprise qui chute dû essentiellement à la qualité de service qu'elle propose, au parc machine plutôt hallucinant, mais quasiment hors d'usage. Aussi, et pour définir la difficulté d'adaptation, je travaille uniquement sur mon ordinateur portable. Ceci étant dû au fait que Roman n'a aucun pc à me proposer afin de conduire dans le sens le travail que je dois réaliser.

    Dans un premier temps, je suis chargé de réaliser sous cAO en 3D un pont arrière pour leur véhicule. Le pont peut supporter une charge 13 tonnes. Je réalise alors toutes les pièces du pont sous CATIA, à partir de données écrites (dessin d'ensemble et de définition) chaque partie du pont.

    Dans un deuxième temps, une fois ce boulot fini, je dévrai alors développer un autre engrenages que celui qui est proposé. Et également, je dois concevoir un système permettant l'insertion de frein à disques.

    Je trouve ce stage relativement intéressant, mais la personne qui gère CATIA ne parle que roumain, donc la communication est pour le moment relativement difficile. Plus qu'à attendre un bon mois, et théoriquement la compréhension devrait être plus aisée.

    L'ambiance avec ce type et les autres jeunes de la boite est plutot pas mal, mais les autres anciens sont plutôt réservés et courbés sur eux-mêmes. Je n'ai pas alors de facilité à aller les voir pour leur parler.

    Choses frappantes :
-les téléphones (fixes ou portables) sont tous au volume maximum.
-il se produit de temps en temps des coupures de courant. C'est ma façon à moi de les narguer avec mon laptop sous batterie.
-la personne en face de moi au bureau est capable de passer une journée devant son pc à ne rien faire.
-le modèle communiste faisait que le repas était déduit du salaire. Aujourd'hui les salaires sont plus hauts, et la cantine payante. Du bureau, nous ne sommes alors que 4 ou 5 (sur 15) à aller manger au restaurant (cantine), juxtaposant l'immeuble dans lequel je bosse. Les autres ? me direz-vous. En mode grosse pince, ils mangent sandwiches, concombre, tomates et autres directement sur leur lieu de travail, devant leur pc.
-les horaires sont théoriquement : 7 h à 16 h. C'est d'ailleurs assez marrant de voir qu'à 4 pm tout le monde se casse. Je reste généralement jusqu'à 17h30 ou 18 h puisque j'arrive (comme vous pouvez l'imaginer) relativement tard le matin, loin d'être dans un état "fresh".
-le salaire est de 400 euros environ pour un ingénieur. Certains vivent dans à 5 dans un appartement contenant 2 chambres. Vive Hollywood.

A bientôt pour faire encore un bilan plus avancé...
Par Trois Neuf - Publié dans : Brasov
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 09:46
  

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    En cette soirée du 7 février, ce n'est qu'un peu fatigué que j'ai arpenté les rues de Brasov à l'aide de mon appareil photo et de mon "Lonely Planet". Je n'ai bien évidemment plus besoin de ce bouquin pour pouvoir me repérer dans les rues de Brasov, mais c'est comme la personne sans montre qui se sent un peu angoissée de ne pas pouvoir se repérer temporellement alors qu'elle n'en a pas forcément besoin.

    Voici alors quelques photos de Brasov, d'autres viendront alors bientôt. La qualité des photos est plutôt minable, dûe notamment au "talent" du photographe.


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Par Trois Neuf - Publié dans : Brasov
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 09:14


Vous attendez les photos, les voici. J’entends déjà les addicted de blogs crier au scandale. Pourquoi ne raconte-t-il pas sa vie la bas comme il faisait en Chine. Pourquoi est-il si discret ? Pourquoi finalement se cache-t-il ? Mais comme un phœnix qui sortirait des flammes c’est pour mieux rebondir. Bon trêves de plaisanteries, ici, en Roumanie, comme ailleurs, il y a différentes façons de faire la fête. Relatons alors comme se passe une petite soirée Erasmus. Et pas n’importe desquels.

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En effet, le thème étant soirée Hawaï, nous avons tous enfilé nos débardeurs, me rappelant alors les ébats d’un 3’9 en furie sur de la Tecktonick bien lancée. Direction l’appartement d’espagnols près de la gare. On s’enchaîne alors quelques verres, les uns après les autres, les uns avec les autres. Au fur et à mesure de la soirée, les gens viennent, jusqu’à me faire rappeler des folles soirées que l’on faisait au Banlay ou au Jardin avec plus de 50 personnes dans l’appartement. Les boissons se vident, à l’inverse de l’estomac, les langues se mélangent, espagnol, italien, français, anglais, et aussi un peu de roumain pour couronner le tout. Le temps passe, et finalement, nous décidons d’aller en boîte, nommée le « president ». C’est un lieu relativement spacieux, avec de la musique ultra-forte. En aparté, en Roumanie, la musique se met à fond, qu’importe la localisation. En effet, même en mangeant ta pizza dans un restaurant, tu la vois vibrer a la fréquence des basses de la musique MANELE. C’est un style de musique dont j’espère avoir l’opportunité de vous en faire écouter un échantillon. Bref, revenons à nos moutons. Nous voilà alors en boite où nous continuons à boire. Pour exemple, en soirée étudiante, la vodka coca est à 6 lei et en soirée normal elle est à 14 lei (/ 3,5).

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En tant qu’adepte de bon son, je me cale sur une enceinte en plein milieu de la boite afin d’y exercer mon sport favori pour lequel j’ai eu un award relativement mérité : la TECKTONICK. Je suis d’ailleurs à la recherche de photos (si vous en avez-vous savez ce qu’il reste à faire !).

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Un peu fatigués, nous rentrons dans notre résidence sur les coups de 5 h du matin, non sans avoir défoncer les stocks de friands « fornetti » situés un peu partout dans la rue.

 

La soirée continue finalement dans une chambre à base de bière et de vodka, mais bien plus tranquillement qu’au début. Couché alors sur les coups de 6 h du matin, je vous laisse imaginer la gueule du lendemain.


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Par Trois Neuf - Publié dans : Brasov
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 15:08

Bonjour à toutes et à tous...

 

Je profite tout simplement d'un moment de pause pour écrire un (petit) récit sur les différentes péripéties qui se sont produites ces derniers temps. Voilà alors plus de 20 jours que je n’ai pas écrit et sans doute vous vous doutez que je ne suis pas mort, j’arrive encore à faire surface sur le forum de la promo et également sur msn.  Ceci étant dit, c’est sans doute la bonne cuite de hier soir qui m’oblige inconsciemment à relater mes faits.

 

Alors que s’est-t-il passé depuis mon arrivée ici.

 

Un gros manque de bol au début …Vous voulez rire ?

 

Tout est dans le titre. En fait depuis mon arrivée sur Brasov, il m'est arrivé pas mal de péripéties. Pour simplifier la chose, les événements sont relatés suivant un ordre chronologique. Ne laissons pas alors le suspense  s’étendre plus longtemps.

 

N'ayant pas de logement "fixe" dès mon arrivée à BRASOV, il fallait alors squatter à gauche à droite le temps que la situation s'améliore. La première nuit, comme vous avez pu le lire dans l'article d'avant fut relativement courte mais bien récupératrice. Chez Manu, il y a deux pièces (en mode clochard un peu tout de même) qui donne sur la fameuse Strada Republicii (ne vous en faites pas les photos vont venir et les commentaires avec). Leur habitat est vraiment bien placé en plein centre ville. Il a aussi la particularité de servir de logement aux frangins de Franck, coloc de Manu (pour leurs vacances). Donc impossible de dormir là bas. Ils sont déjà à 4 à dormir dans un deux pièces, c'est chaud d'en caser plus. Bref, me voilà alors à dormir deux nuits chez Benoit, un prof de français à l'Université de Brasov. Il m'accueille bien gentiment, on boit des canons (normal entre Bretons) et puis me montre alors les quelques petits problèmes de chasse d'eau (problème de flotteur).

 

Dans un élan de curiosité, tel un géni sorti d'une boite de conserve (cf Aladin), je me jette à l'eau et admire la salle de torture du général Krovnov et de ses nombreux soldats (à savoir le CHIOTTE). Je commence à le démonter : grave erreur. Le couvercle  glisse et se casse en deux. Première boulette. (Remarque maintenant c'est plus facile de tirer la chasse)

 

La journée se passe bien, toujours à la recherche d'un appartement. Je lis le journal "Transylvania Express" où il parle même de notre cher président... Benoit me parle d'un problème de lumière chez lui. En Roumanie, la qualité du service est encore pire qu'en Chine. Au plafond, il y a deux douilles pour placer deux ampoules. L'électricien, du haut de son talent, à faire venir un fil d’on ne sait où, le tout relié avec du scotch. Pas indispensable, le scotch me direz-vous ? On se tente alors à faire les aventuriers. On enlève les fusibles, bricole un ou deux trucs, enlève le scotch, et on REMET le fusible. Woooo, que la lumière soit, et la lumière ne fut pas. En effet, le fait d’enlever un fusible et le scotch a sans doute du dérégler tout le système performant déjà en place. Cependant une prise sur deux marche. Donc deuxième boulette.

 

Bref, pour l’instant rien de bien méchant.

 

Cependant, cela étant, je reste toujours à la recherche d’un appartement.

 

Deux jours passent, lisant annonces après annonces : soit les types demandent des sommes exorbitantes (bienvenus à Hollywood), soit c’est déjà loué.

 

Les frangins de Franck partent, je me gare alors chez lui, manu dormant principalement chez sa copine.

 

Comme vous le savez, je suis en stage chez Roman, une boite qui fabrique des pièces pour les camions et qui les assemble.  En fait, ce stage a été obtenu par M. G, notre cher investisseur étranger. Quoiqu’il en soit je suis toujours en admiration face à cette entité, ce personnage qui joue effectivement un rôle important à l’école puisqu’il est responsable des relations internationales. Je montre avant mon désir à l’entreprise de chercher un logement et dans le cas présent de m’aider. Ils m’emmènent alors voir un prof de l’Université (prof C .) qui parle parfaitement français. Il m’expose la situation et me dit qu’il pourra sans doute avoir de la place dans les résidences universitaires et m’engueule fortement de ne pas l’avoir sollicité par avance. La communication étant généralement le fort de toute entreprise , de toute université et de toute école qui se respecte, avant ce jour, je n’avais jamais entendu qu’il était possible de loger dans les chambres universitaires, qu’un accord avait signé entre l’Université de Transylvanie et l’ISAT afin de permettre à des étudiants (comme moi) d’aller en stage dans des entreprises (comme Roman) ni même qu’une certaine personne (professeur C.)  avait des relations très étroites avec une certaine personne de l’ISAT (M. G.). Il m’impose alors de le rappeler DEUX jours après afin de savoir s’il reste de la place dans les résidences universitaires. Bienvenus en Roumanie ;)…

 

Ayant des horaires plutôt flexibles, je me suis alors tenté deux ou trois jours à rester une heure supplémentaire au boulot. Cela a alors étonné mon tuteur qui m’a préconisé de ne pas rester après 4 pm dans l’entreprise, et que ce n’était pas bon pour moi. Sans doute perdrait-il de crédibilité si le stagiaire quittait les lieux après lui. Cependant, dans un élan de générosité il décide de m’accompagné jusqu’à là je loge pour le moment. Dans une Renault 12 comme neuf, serrure grinçante, portière passager ne s’ouvrant que de l’intérieur, sièges remarquablement entretenus par chiens et chats, produit à vitre de compétition et moteur boosté, il ne nous a pas fallu longtemps pour rejoindre un endroit où il me lance : « je te laisse là, tu continues par la gauche, et dans 10 – 15 min, tu arrives chez toi ». Là je commence à me dire que j’aurais été plus intelligent de prendre le BUS. Première morale, ne faire confiance qu’à SOI-MEME.

 

J’arpente alors les chemins sinueux (en fait ce sont des trottoirs plats, mais ça fait plus style) avec des grosses chaussures de randonnée, sifflotant, jouissant à la vue du paysage magnifique (blocs soviétiques  des années 60-70, route défoncée par les passages de véhicule lourds…) chantant la vie (Daniel Balavoine, « la vie ne m’apprends rien », « SOS d’un terrien en détresse »), je continue alors mon chemin afin de rejoindre la demeure. 200 mètres après qu’il m’est lâché, je me tente une pirouette, tout en slide, le pied gauche plutôt instable sur la neige  devenue verglas, je commence à glisser. Le pied droit bien fort, robuste se met à crocher le sol. Je vous laisse alors imaginer la conclusion de cette gamelle, pieds gauche qui glisse, le droit qui reste et le corps en plein milieu. C’est une méchante entorse qui se produit. Et hop, s’en suit alors deux semaines merdiques à marcher comme un handicapé.

 

Allant tout de même au boulot tous les jours (ça change du dernier stage), j’apportais par la même mon outil de travail, mon ordinateur de compét’. Mais sans faire de jeu de mots, quatre jours après ma chute, c’est mon ordinateur qu’on pète. En fait, en grand moment de solitude face celui-ci et devant cette déesse Catia, mon ordinateur a commencé par s’éteindre de façon ULTRABRUTALES. Rien de bien méchant, je tente de le rallumer, ça ne marche pas. Il était 15 h 30, je tente alors de faire intervenir les connaissances des personnes compétentes de la boîte. Il n’en est rien. A l’instar du sketch des Inconnus sur les flics, une demi-heure avant la fin c’est considéré être comme la fin. Je suis alors dans une situation délicate.

 

Pour résumer alors le début de week-end… Je suis plus qu’un orphelin sans ses parents. En effet, pouvez-vous imaginer un geek sans pc, boiteux comme un chimpanzé auquel on aurait coupé un bras, et cela sans d’avoir réellement d’endroit pour loger.

 

Le lundi je me tente alors à la réparation du pc, formatant le disque, perdant alors les informations de mon travail de deux semaines de catia. En fait, autre boulette. Pourquoi ? Il s’est avéré que ce n’était qu’un problème de RAM.

 

Bon rassurez vous, maintenant j’ai un logement (je ne dis pas grand-chose pour l’instant, ça fera l’objet d’un article), j’ai un pc qui marche, je peux courir derrière le bus lorsque les portes se referme juste devant moi. Je me consacre à l’apprentissage du Roumain, c’est relativement facile (du moins au début). Et pour votre grand plaisir, car je sais que vous le désirez plus que tout, je vais me lancer à l’écriture de ce blog, relatant les aventures d’un breton 3’9 perdu à Brasov en Transylvanie.

 

 

 

PS : Je tiens à m’excuser pour le nombre de fois que le « je » est employé. Sans doute est-ce un clin d’œil inconscient à notre cher président que j’aime et qui m’adore, mais qui vient de me tromper avec une ex model, chanteuse internationale de chansons berçantes (entendu ce matin à la radio). N’hésitez pas à faire des réflexions quant à la rédaction (orthographe, structures lourdes). Mes cerveaux (serais-je plusieurs) sont tous en compote. Je vous rassure, moins que mon foie et mes poumons ! J’essayerai alors de faire en conséquence afin de changer tout cela.

 
Par Trois Neuf - Publié dans : Brasov
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 12:33

Alors pour resituer la chose, je demandais donc combien de temps mettait le plus long train pour parcourir la distance de 166 km séparant Bucarest à Brasov. Avant tout, comme je le disais, j’ai pris un rapid, et ce train a déjà mis plus de 3 heures pour m’amener à bon port. C’est donc nettement plus.

Voici ce que vous avez donné comme résultats :

Pinpin

2

h

45

Fiston

3

h

45

TOF

4

h

15

Mameu

4

h

18

Romu

4

h

35

Marion

4

h

45

Gum

5

h

 

PAD

5

h

30

Tranbert

7

h

25


En fait, le fait que ces trains soient extrêmement longs n’est pas le seul problème. Ils ont des horaires différents suivant les jours, et même parfois des lieux de départ différents (surtout vrai pour les bus longues distances). Alors pour se repérer c’est un sacré bordel.


Donc moi de ce que j’ai cherché, j’ai trouvé le train le plus long : 4h35 (bien joué Romu). On peut toutefois supposé que TOF, Mameu, et Marion sont dans la bonne direction. Il ne reste plus qu’à trouver ce que je vais bien pouvoir vous ramener.


Après réflexion, le meilleur coureur de La Pierre Le Bigaut, course de vélo à but humanitaire à côté de chez moi parcours une distance de 160 km en 4h. Et ce n’est pas un pro. Bon juste imaginez un coureur cycliste qui va plus vite que le train. Bien marrant.


PS : Vitesse moyenne de 36,2 km/h. Moi qui pensais que les trains avançaient plus vite que les skate board.

Par Trois Neuf - Publié dans : Jeu
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