Nous voilà alors dans le bus qui mène à Skopje. On fait vite fait la connaissance d’un canadien John travaillant en Egypte. Il a prit un peu de loisir à venir en Europe afin de découvrir les Balkans plus en profondeur. Barbara, fatiguée de la nuit dans le train s’endort relativement facilement. Catarina, quant à elle, à beaucoup plus de difficulté à trouver sommeil, suite à quelques troubles digestives du à l’alcool fort bu la veille dans le train.
On arrive alors à la frontière Macédonienne, et ce n’est pas la même. La macédoine, n’étant pas encore rentrée dans l’UE, les contrôles sont alors beaucoup plus stricts. Il faut fournir deux fois son passeport, une fois du côté Bulgare, une autre fois du côté Macédonien. C’est pourquoi avec un bus rempli, on passe plus d’une heure à la frontière.
Nous sommes alors enfin arrivés en Macédoine. Les paysages changent au fur et à mesure du parcours, et deviennent malgré tout très joli. Le temps maussade nous a seulement donné une idée plus ou moins précise de ce que nous pouvons découvrir en été. D’ailleurs, l’une des phrases à retenir de ce week-end (il y en a eu pas mal en fait) est :
It seems that is a nice place to visit in the summer !
Bref passons !
Nous arrivons à Skopje, le voyage s’est plutôt bien passé. Nous nous dirigeons alors vers les postes de vente de billet de bus pour aller à Orhid. Il est 13h57 heure locale, le bus part à 14 h… Le temps de retirer de l’argent, de bafouiller quelques simples mots en anglais afin de se faire comprendre de déposer nos bagages dans les soutes. Direction Ohrid. Nous nous retrouvons à 4 puisque finalement le canadien John, n’ayant pas de tracé défini et sans doute un peu fatigué de voyager tout seul s’est porté volontaire pour supporter également les deux portugaises.
Première impression quant à cette arrivée en Macédoine. Les gens sont tous amicaux, et ont tous le sourire. Pourquoi me direz-vous ? Oui, d’ailleurs eux non plus n’ont pas trouvé de raisons de sourire. C’est donc dans un esprit super triste, que l’on essaye de se plonger dans une ambiance vacancière avec les cocktails, les filles sur la plage, et assurément le parasol couvrant les rayons fournissant assez d’énergie pour griller un steack.
Non, c’est loin d’être le cas. En effet, même le temps nous fait des siennes. De la neige tout en haut d’un sommet de montagne, du vent super froid, des chiens et puis un endroit plus que miteux nous donne pas envie de plonger le nez dehors. C’est finalement bien le bus. On continue encore une bonne heure, le soleil montrant enfin ses dents, et le dénivelé devenant de moins en moins important.
OHRID ! Nous voici.
O
Alors là, grosse incompréhension avec le serveur/propriétaire, qui ne nous donne pas de carte, bien qu’il est essentiellement compris que l’on voulait manger. Après un brin de discussion, nous réclamons à boire (bières) normal. Il faut savoir que ce n’est pas cher du tout : 5/6 euros pour une bière correcte de 500 ml. Le serveur nous amène aussi une salade à chacun composé de fromage (beaucoup), tomate, concombre, œuf… Bref pas mauvais. Disons que ça met bien en bouffe. Mais c’est la qu’on voit arriver le GROS plat de résistance destiné à 4 personnes. QUE DE LA VIANDE ! Avec une petite assiette de frites à côté. Je pense que je n’avais jamais mangé autant de viande dans un seul et unique repas. Donc gros mal de ventre … Et là, quand je regarde l’addition, je commence à rougir. Oui parce qu’en étant plein, la pince a du mal à réfléchir…
C’est alors qu’ils amènent au fur et à mesure les notes des différents plats pour ne pas oublier.
Alors une note indique 100, une autre 720, une autre 100… Woooo c’est quoi ce bordel … Et oh, mec tu nous as roulé dans la farine. Tu m’as pris pour un jambon. I like your boots. C’est quoi ce plan, mec !!!
Alors là, conversion : 60 DENARS : 1 EURO
Le repas revient alors à un énorme total d’environ 4 euros par personne pour s’être enfilé un stock de viande et tout le tralala. C’est donc encore moins cher ici qu’en Roumanie dans les restaurants.
Bon il se fait 19 h, essayons de trouver un logement… Et là, c’est l’inverse d’autres villes d’Europe où les hôtels affichent complets, il n’y a personne dans la ville, c’est ultra calme. Mais c’est une jolie ville avec ses petites boutiques au bord des rues ouvertes jusqu’à 21 h, et puis finalement son lac, incontournable.
Nous fonçons alors vers une habitation que m’avait recommandé un macédonien, un appartement pour 4 ou 5 personnes, plus bien fourni, la classe, pour 50 euros le total. On saute sur l’occasion.
Ce n’est pas le tout, mais il faut s’hydrate et tester comme il se doit les bières traditionnelles. D’après ce que j’en ai retenu, elles ne sont pas très bonnes, alors je ne pourrai pas vous en conseiller une en particulier puisque bien inférieure à la qualité allemande ou belge.
Voilà alors pour ce qui est de la journée du samedi. Essentiellement passée dans les bus / train, à explorer le paysage, la pluie, le beau temps. Je me serais presque cru tel un Jean Paul Olivier à conter le tour de France, sauf que dans le cas présent, ce n’était pas celui de la France, mais d’une partie des balkans.
Sur cette dernière partie, je suis désolé, mais je n'ai pas tellement de photos. Mais ne vous en faites pas. Elles arrivent ;)