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Lundi 4 février 2008

Bonjour à toutes et à tous...

 

Je profite tout simplement d'un moment de pause pour écrire un (petit) récit sur les différentes péripéties qui se sont produites ces derniers temps. Voilà alors plus de 20 jours que je n’ai pas écrit et sans doute vous vous doutez que je ne suis pas mort, j’arrive encore à faire surface sur le forum de la promo et également sur msn.  Ceci étant dit, c’est sans doute la bonne cuite de hier soir qui m’oblige inconsciemment à relater mes faits.

 

Alors que s’est-t-il passé depuis mon arrivée ici.

 

Un gros manque de bol au début …Vous voulez rire ?

 

Tout est dans le titre. En fait depuis mon arrivée sur Brasov, il m'est arrivé pas mal de péripéties. Pour simplifier la chose, les événements sont relatés suivant un ordre chronologique. Ne laissons pas alors le suspense  s’étendre plus longtemps.

 

N'ayant pas de logement "fixe" dès mon arrivée à BRASOV, il fallait alors squatter à gauche à droite le temps que la situation s'améliore. La première nuit, comme vous avez pu le lire dans l'article d'avant fut relativement courte mais bien récupératrice. Chez Manu, il y a deux pièces (en mode clochard un peu tout de même) qui donne sur la fameuse Strada Republicii (ne vous en faites pas les photos vont venir et les commentaires avec). Leur habitat est vraiment bien placé en plein centre ville. Il a aussi la particularité de servir de logement aux frangins de Franck, coloc de Manu (pour leurs vacances). Donc impossible de dormir là bas. Ils sont déjà à 4 à dormir dans un deux pièces, c'est chaud d'en caser plus. Bref, me voilà alors à dormir deux nuits chez Benoit, un prof de français à l'Université de Brasov. Il m'accueille bien gentiment, on boit des canons (normal entre Bretons) et puis me montre alors les quelques petits problèmes de chasse d'eau (problème de flotteur).

 

Dans un élan de curiosité, tel un géni sorti d'une boite de conserve (cf Aladin), je me jette à l'eau et admire la salle de torture du général Krovnov et de ses nombreux soldats (à savoir le CHIOTTE). Je commence à le démonter : grave erreur. Le couvercle  glisse et se casse en deux. Première boulette. (Remarque maintenant c'est plus facile de tirer la chasse)

 

La journée se passe bien, toujours à la recherche d'un appartement. Je lis le journal "Transylvania Express" où il parle même de notre cher président... Benoit me parle d'un problème de lumière chez lui. En Roumanie, la qualité du service est encore pire qu'en Chine. Au plafond, il y a deux douilles pour placer deux ampoules. L'électricien, du haut de son talent, à faire venir un fil d’on ne sait où, le tout relié avec du scotch. Pas indispensable, le scotch me direz-vous ? On se tente alors à faire les aventuriers. On enlève les fusibles, bricole un ou deux trucs, enlève le scotch, et on REMET le fusible. Woooo, que la lumière soit, et la lumière ne fut pas. En effet, le fait d’enlever un fusible et le scotch a sans doute du dérégler tout le système performant déjà en place. Cependant une prise sur deux marche. Donc deuxième boulette.

 

Bref, pour l’instant rien de bien méchant.

 

Cependant, cela étant, je reste toujours à la recherche d’un appartement.

 

Deux jours passent, lisant annonces après annonces : soit les types demandent des sommes exorbitantes (bienvenus à Hollywood), soit c’est déjà loué.

 

Les frangins de Franck partent, je me gare alors chez lui, manu dormant principalement chez sa copine.

 

Comme vous le savez, je suis en stage chez Roman, une boite qui fabrique des pièces pour les camions et qui les assemble.  En fait, ce stage a été obtenu par M. G, notre cher investisseur étranger. Quoiqu’il en soit je suis toujours en admiration face à cette entité, ce personnage qui joue effectivement un rôle important à l’école puisqu’il est responsable des relations internationales. Je montre avant mon désir à l’entreprise de chercher un logement et dans le cas présent de m’aider. Ils m’emmènent alors voir un prof de l’Université (prof C .) qui parle parfaitement français. Il m’expose la situation et me dit qu’il pourra sans doute avoir de la place dans les résidences universitaires et m’engueule fortement de ne pas l’avoir sollicité par avance. La communication étant généralement le fort de toute entreprise , de toute université et de toute école qui se respecte, avant ce jour, je n’avais jamais entendu qu’il était possible de loger dans les chambres universitaires, qu’un accord avait signé entre l’Université de Transylvanie et l’ISAT afin de permettre à des étudiants (comme moi) d’aller en stage dans des entreprises (comme Roman) ni même qu’une certaine personne (professeur C.)  avait des relations très étroites avec une certaine personne de l’ISAT (M. G.). Il m’impose alors de le rappeler DEUX jours après afin de savoir s’il reste de la place dans les résidences universitaires. Bienvenus en Roumanie ;)…

 

Ayant des horaires plutôt flexibles, je me suis alors tenté deux ou trois jours à rester une heure supplémentaire au boulot. Cela a alors étonné mon tuteur qui m’a préconisé de ne pas rester après 4 pm dans l’entreprise, et que ce n’était pas bon pour moi. Sans doute perdrait-il de crédibilité si le stagiaire quittait les lieux après lui. Cependant, dans un élan de générosité il décide de m’accompagné jusqu’à là je loge pour le moment. Dans une Renault 12 comme neuf, serrure grinçante, portière passager ne s’ouvrant que de l’intérieur, sièges remarquablement entretenus par chiens et chats, produit à vitre de compétition et moteur boosté, il ne nous a pas fallu longtemps pour rejoindre un endroit où il me lance : « je te laisse là, tu continues par la gauche, et dans 10 – 15 min, tu arrives chez toi ». Là je commence à me dire que j’aurais été plus intelligent de prendre le BUS. Première morale, ne faire confiance qu’à SOI-MEME.

 

J’arpente alors les chemins sinueux (en fait ce sont des trottoirs plats, mais ça fait plus style) avec des grosses chaussures de randonnée, sifflotant, jouissant à la vue du paysage magnifique (blocs soviétiques  des années 60-70, route défoncée par les passages de véhicule lourds…) chantant la vie (Daniel Balavoine, « la vie ne m’apprends rien », « SOS d’un terrien en détresse »), je continue alors mon chemin afin de rejoindre la demeure. 200 mètres après qu’il m’est lâché, je me tente une pirouette, tout en slide, le pied gauche plutôt instable sur la neige  devenue verglas, je commence à glisser. Le pied droit bien fort, robuste se met à crocher le sol. Je vous laisse alors imaginer la conclusion de cette gamelle, pieds gauche qui glisse, le droit qui reste et le corps en plein milieu. C’est une méchante entorse qui se produit. Et hop, s’en suit alors deux semaines merdiques à marcher comme un handicapé.

 

Allant tout de même au boulot tous les jours (ça change du dernier stage), j’apportais par la même mon outil de travail, mon ordinateur de compét’. Mais sans faire de jeu de mots, quatre jours après ma chute, c’est mon ordinateur qu’on pète. En fait, en grand moment de solitude face celui-ci et devant cette déesse Catia, mon ordinateur a commencé par s’éteindre de façon ULTRABRUTALES. Rien de bien méchant, je tente de le rallumer, ça ne marche pas. Il était 15 h 30, je tente alors de faire intervenir les connaissances des personnes compétentes de la boîte. Il n’en est rien. A l’instar du sketch des Inconnus sur les flics, une demi-heure avant la fin c’est considéré être comme la fin. Je suis alors dans une situation délicate.

 

Pour résumer alors le début de week-end… Je suis plus qu’un orphelin sans ses parents. En effet, pouvez-vous imaginer un geek sans pc, boiteux comme un chimpanzé auquel on aurait coupé un bras, et cela sans d’avoir réellement d’endroit pour loger.

 

Le lundi je me tente alors à la réparation du pc, formatant le disque, perdant alors les informations de mon travail de deux semaines de catia. En fait, autre boulette. Pourquoi ? Il s’est avéré que ce n’était qu’un problème de RAM.

 

Bon rassurez vous, maintenant j’ai un logement (je ne dis pas grand-chose pour l’instant, ça fera l’objet d’un article), j’ai un pc qui marche, je peux courir derrière le bus lorsque les portes se referme juste devant moi. Je me consacre à l’apprentissage du Roumain, c’est relativement facile (du moins au début). Et pour votre grand plaisir, car je sais que vous le désirez plus que tout, je vais me lancer à l’écriture de ce blog, relatant les aventures d’un breton 3’9 perdu à Brasov en Transylvanie.

 

 

 

PS : Je tiens à m’excuser pour le nombre de fois que le « je » est employé. Sans doute est-ce un clin d’œil inconscient à notre cher président que j’aime et qui m’adore, mais qui vient de me tromper avec une ex model, chanteuse internationale de chansons berçantes (entendu ce matin à la radio). N’hésitez pas à faire des réflexions quant à la rédaction (orthographe, structures lourdes). Mes cerveaux (serais-je plusieurs) sont tous en compote. Je vous rassure, moins que mon foie et mes poumons ! J’essayerai alors de faire en conséquence afin de changer tout cela.

 
Par Trois Neuf - Publié dans : Brasov
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