De retour de quatre jours de vacances entre la Roumanie, la Bulgarie et la Macédoine, me voici alors de nouveau à Roman, où, théoriquement, je me dois d’exercer mon métier. Cependant, la motivation est plutôt inexistante, on verra alors demain. Je me consacre à rattraper le temps perdu sur ce blog que beaucoup d’entre vous ont pensé à juste raison que je le laissais à l’abandon. Mais rassurez-vous, « roulements des tambours », il est bien parti pour rester.
Frais dans ma mémoire, je m’en vais alors vous conter ce parcours (fortement bien organisé) dans les contrées des Balkans. Nous quittons alors le Vendredi 4 Avril (14h30) cette charmante ville de Brasov pour Bucaresti. Bon inutile de vous remettre en mémoire que la distance que séparent ces deux villes n’est que de 166 km. C’est donc vers 18h30 –et oui, 4 heures de trajet) que nous arrivons à Bucuresti, dans une autre gare que celle que nous devons trouver pour prendre le train menant à Sofia. Parcours du combattant afin de trouver LA caisse qui s’occupe des billets pour l’étranger, une jeune femme aussi aimable de jolie nous « balance » nos tickets. A raison d’environ 30 euros le ticket, nous trouvons cela relativement cher, mais bon il faut savoir que ce sont 10 heures de train qui nous attendent….
Au fait, je ne suis pas l’un de ces aristocrates qui parle de soi-même à la troisième personne, je suis tout simplement un simple voyageur parti à la découverte de la Bulgarie et d’un pays des Balkans (Macédoine) avec deux Portugaises (Catarina et Barbara).
Donc nous voilà dans le train à Bucarest pour Sofia. On monte dedans, et là grosse crise de panique, Catarina se rend compte qu’involontairement nous sommes dans l’incapacité de nous alimenter en alcool, du fait que nous n’en avons pas sur nous. Comment passer 10 heures de train sans alcool ? Je demande alors au contrôleur si nous avons le temps que nous approvisionner. Il me rétorque de façon plutôt sympathique que non. Bref, pas de problème, nous commençons alors notre dépression, plongé dans le drame, n’ayant que nos larmes comme boisson (m’enfin il devait bien rester une bouteille d’eau qui trainait au fond d’un sac). Nous nous interrogeons tout de même sur la présence d’un bar à l’intérieur du train, que nous trou
vons par la suite. En fait, il s’agit d’un frigo dans la chambre du contrôleur. On commence par prendre deux litres de bières pour 3, juste en apéro me direz-vous. Tout à fait, une fois le jeu de la pièce commencé, on commence à enchainer davantage et de fil en aiguille, la soirée se passe, les canettes passent également, il commence à faire de plus en plus chaud dans le compartiment. On passe un peu de temps à discuter avec le contrôleur. Par bonheur, ce fameux personnage n’a pas que de la bière à boire. Il nous sort cependant une bouteille de bière dans laquelle réside un liquide légèrement blanchâtre me rappelant le tendre biberon vodka-lait de coco que je buvais étant gamin.
Non sans blaguer, il nous propose alors gentiment un verre, deux, trois, afin de mieux digérer. Au fur et à mesure, on se retrouve tout simplement complètement pétés, Catarina dormant sur la banquette d’en face et moi dormant sous Barbara.
On se réveille vers 6 h du mat’ (m’enfin je n’ai presque pas dormi de la nuit) à Sofia, où finalement quelqu’un nous attends à la sorti du Wagon. Nous sentant étranger, il ne nous lache pas, nous demande ou on va, comment à s’occuper un peu trop de nos affaires, mais avait l’air de bien connaitre SA ville. Donc il nous réserve des tickets et tout, et nous nous sentons alors obligé de lui donner un petit quelque chose. Bien que ce quelque chose, à cette heure si TARDIVE, ça aurait pu être mon poing dans sa gueule. Mais il faut rester poli avec les Autochtones, non ?
3 heures à Glander dans les rues de Sofia, à visiter, à manger, à respirer et puis à se demander pourquoi Sofia est la capitale de la Bulgarie. En effet, ce n’est pas une ville qui demande à être absolument visiter, et nous sommes alors très content de ne passer que quelques heures dans cette ville quelque peu terni par le temps. Néanmoins, le style assez massique et l’architecture nous font effectivement vraiment rappeler le côté communiste Russe de l’époque.
Le temps de manger un sandwich, de boire un coup, de finir notre promenade et nous voilà dans le bus, direction Skopje. Ce sont alors 5 heures de route qui nous attendent.
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