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Brasov

Vendredi 4 avril 2008
Ben la réponse est tout simplement OUI ...Je suis désolé pour tout ceux qui attendaient un article pour le moins exhaustif, c'est promis, dès mon retour je vous raconte tout, tout, tout. Mon retour ? C'est à dire que je pars quelque part ? On m'aurait trompé ? A mon propre gré ? Oui, je me pars (moi aussi je parle le vieux français, s'il vous plait !) avec deux portugaises, j'ai nommé Catarina et Barbrara (6a tout de même) découvrir un brin de Macédoine (Skopje et Ohrid) ainsi qu'un semblant de Bulgarie (Sofia, et Veliko Tarnovo). Bref, ce n'est qu'un petit trip de 4 / 5 jours qui nous attend, le tout bien à l'arrache quand même. C'est ça qui est bon !

Bref, j'ai du retard, je pense qu'il me faudra une journée entière sinon plus afin de rattrapper le retard... En essayant de faire mon possible, je vous souhaite un bon stage / bon week end ... Et tout ce qui s'en suit !

Votre bien plus aimable serviteur !!!
Par Trois Neuf
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Lundi 18 février 2008

Nous décidons d’aller manger dans un restaurant super la classe plutôt fourni en nourriture. Je ne me souviens plus du nom. Normal, nous sommes dimanche, et comme chacun le sait, le dimanche c’est relativement dur. Il s’avère également que les lundis le sont. Nous sommes 6. Deux taxis sont présents à la sortie de notre cité U, (mémo). Nous grimpons alors dans le premier taxi, avec Thibaut, Lionel et moi-même, siège passager. Amandine, s’apprêtant à grimper dans l’autre taxi nous lâche un grand sourire. Le taxi numéro 1 tape une marche arrière digne d’ISATiens, enchaine sur une premiere, monte la deux à fond, s’arrête au stop. Ca donne un avant goût de ce qui va se passer. On commence à doubler des voitures, par la gauche, par la droite, mode « clackson » enclenché, le pied droit super lourd sur la pédale de droite. On enchaine un rond point, oups, un bus devant nous, ce n’est pas grave, on klaxonne, petits appels de phares (on peut cependant en dénombrer une bonne dizaine), on double par la droite. Merde ! Une ligne droite, on s’écarte de notre position d’origine et paradoxalement de notre destination. On sent alors la démangeaison du « pilote ».

 

 

 

On double une voiture de taxi, il nous affirme que puisqu’elle respectait les limitations, ce n’était pas un taxi. Enorme talent.

 

 

 

 Effectivement, nous sentons que ce personnage n’a pas fait que grimper aux arbres  en étant jeune. Il devait déjà à peine marcher qu’il avait sans doute un volant entre les mains. Finalement on arrive sur un feu rouge. Frein à main, pied sur la pédale d’accélération, on sent la caisse se mouvoir, le décompte est lancé, 6,5,4, la main est ferme sur le frein à main, 3, la pédale d’accélération limite à fond, 2,1, on lâche les gaz. Un coup de klaxon de ci, de là afin de signaler une présence d’un fou sur la route. On continue, on se rapproche de notre destination. Limitation 50 km/h, ralentisseur : 30 km/h. Pilote se donne la permission d’aller à 120 km/h, tout en gardant l’écart de 20 km/h, il se cale à 100 km/h pour les dos d’âne. Merde ! Encore un feu rouge. A droite, une voiture « Politia » passe. Il se met à se marrer en la voyant. Nous dans la voiture, explosés de rire depuis le début, ça ne fait que rajouter un peu d’intensité au carnage. Il nous balance en roumain (on s’est alors aussi rendu compte qu’il n’avait plus de dent devant) qu’il est déjà allé sur Lyon et qu’il était conducteur là bas pour des courses de côtes. Ca nous rassure. Surtout qu’ici les ceintures sont de série sur les voitures, mais les mettre, c’est en option.

 

 

 

On arrive encore devant un feu, que vois-t-on ? La voiture de taxi de nos autres protagonistes. On se rend alors compte de la vitesse à laquelle on a exécuté notre parcours.  On les double, et il s’arrête pile poil en face du restaurant.

 

 

 

Un grand moment de bonheur que l’on va se tenter de revivre en de ces quatre. Nous avons par là même récupéré le numéro de téléphone : 313 040… A voir et surtout à refaire.

Par Trois Neuf
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Vendredi 15 février 2008

    Aujourd'hui c'est dans un moment de creux que j'avais envie de me relâcher et d'écrire cet article. En fait comment se passe ma vie au boulot ? Elle a quelque peu changé durant cette semaine, discutant de plus en plus en Roumain avec la seule personne apte à bien utiliser CATIA. Je me rends compte que les notations utilisées ne sont pas forcément les mêmes que le modèle ISO que l'on utilise un peu partout. C'est peut être dû au fait que les dessins que je copie sur Catia ont déjà quelques années.

 

 

 

    Aussi parfois, les côtes de longueur sont les mêmes en notation mais pas réellement sur le dessin. Et oui il faut donc parfois faire attention à ce qu'un 160 mm soit plus grand qu'un 200 mm.

 

 

 

    J'aime aussi lancer des "înteleg" en guise de signe d'acquiescement et de compréhension alors que je ne pige parfois pas grand-chose. De toute façon le fait de répéter ne change pas énormément à la donne.

 

    Et deux choses me font particulièrement marrer …

 

 

 

    La première étant tous les matins. Les gars du boulot me demandent tout le temps si j’ai bien dormi et tout ça. Alors je lance généralement des « am dormit bine »… Et puis parfois lorsqu’il n’y a que des jeunes, je dis « si regulat »… Ce qui veut dire que font souvent les lapins (j’espère que cette métaphore vous suffira à comprendre). D’accord, les lapins mangent des carottes, d’accord ils mangent aussi des choux et des salades ! Sauf qu’aujourd’hui, je suis arrivé un peu vaseux au boulot. J’ai salué tout le monde comme tout patron qui se respecte. Et puis alors on me demande si j’ai bien dormi. Le gros sourire aux lèvres (non, fiston le cigare, je te laisse !), je sors alors bien haut et fort, da am dormit bine, si regulat »…. Grave erreur, mon tuteur était juste devant moi. Gros grillade. Alors il me balance : « Asa, si cu câta fete ? cum sunt fete aici ? hein ? hein ? hein ? »…  Ce qui veut dire, ha bon ? Avec combien de filles ? Comment sont les filles ici ? J’explose de rire…

 

    Seconde anecdotes : le gars en face de moi ne fait rien de sa journée, il regarde le plafond, discute avec le type derrière lui, fait parfois des gestes frisant le syndrome Gilles de la Tourette, et me demande toutes les demi-heures : ce faci ? Ce qui veut dire soit comment vas-tu, ou qu’est ce que tu fais… Alors je lui reponds : muncesc, muncesc (je travaille, je travaille). Mais jusque là, il n’y a pas trop à redire. Disons que le plus drôle lorsque je lui réponds ça, c’est qu’il arrive à faire une tête « effet de surprise » à chaque fois. Très fort le type. Il est tellement balaize qu’il arrive même à regarder son écran de pc sans toucher à une touche pendant plus d’une heure. En fait, au début je me disais qu’il regardait un film sans le son. Mais non, il regarde un écran noir avec des lignes vertes. Je suis alors subjugué par tant de patience. Finalement il attend peut être que quelque chose se passe, comme dans une série de Derick, où même le suspense nous aide à nous endormir.

 

 

 

    Là, un collègue de boulot m’a donné le numéro de téléphone de sa fille pour qu’elle puisse parler français davantage et ainsi améliorer sa compréhension. Par là même je pourrais améliorer mon roumain…

Par Trois Neuf
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Jeudi 14 février 2008
    Je viens de me rendre compte que finalement je n'ai toujours pas parler d'un élément important de ma vie actuelle roumaine : le stage, le boulot, le travail.

    Je suis donc comme je l'avais déjà précisé dans un article précedemment dans une ancienne société d'Etat, Roman. Elle avait à sa grande époque atteint un personnel de 10 000 employés. Aujourd'hui, ce ne sont uniquement que 1600 travailleurs qui se partagent le travail. C'est une entreprise qui chute dû essentiellement à la qualité de service qu'elle propose, au parc machine plutôt hallucinant, mais quasiment hors d'usage. Aussi, et pour définir la difficulté d'adaptation, je travaille uniquement sur mon ordinateur portable. Ceci étant dû au fait que Roman n'a aucun pc à me proposer afin de conduire dans le sens le travail que je dois réaliser.

    Dans un premier temps, je suis chargé de réaliser sous cAO en 3D un pont arrière pour leur véhicule. Le pont peut supporter une charge 13 tonnes. Je réalise alors toutes les pièces du pont sous CATIA, à partir de données écrites (dessin d'ensemble et de définition) chaque partie du pont.

    Dans un deuxième temps, une fois ce boulot fini, je dévrai alors développer un autre engrenages que celui qui est proposé. Et également, je dois concevoir un système permettant l'insertion de frein à disques.

    Je trouve ce stage relativement intéressant, mais la personne qui gère CATIA ne parle que roumain, donc la communication est pour le moment relativement difficile. Plus qu'à attendre un bon mois, et théoriquement la compréhension devrait être plus aisée.

    L'ambiance avec ce type et les autres jeunes de la boite est plutot pas mal, mais les autres anciens sont plutôt réservés et courbés sur eux-mêmes. Je n'ai pas alors de facilité à aller les voir pour leur parler.

    Choses frappantes :
-les téléphones (fixes ou portables) sont tous au volume maximum.
-il se produit de temps en temps des coupures de courant. C'est ma façon à moi de les narguer avec mon laptop sous batterie.
-la personne en face de moi au bureau est capable de passer une journée devant son pc à ne rien faire.
-le modèle communiste faisait que le repas était déduit du salaire. Aujourd'hui les salaires sont plus hauts, et la cantine payante. Du bureau, nous ne sommes alors que 4 ou 5 (sur 15) à aller manger au restaurant (cantine), juxtaposant l'immeuble dans lequel je bosse. Les autres ? me direz-vous. En mode grosse pince, ils mangent sandwiches, concombre, tomates et autres directement sur leur lieu de travail, devant leur pc.
-les horaires sont théoriquement : 7 h à 16 h. C'est d'ailleurs assez marrant de voir qu'à 4 pm tout le monde se casse. Je reste généralement jusqu'à 17h30 ou 18 h puisque j'arrive (comme vous pouvez l'imaginer) relativement tard le matin, loin d'être dans un état "fresh".
-le salaire est de 400 euros environ pour un ingénieur. Certains vivent dans à 5 dans un appartement contenant 2 chambres. Vive Hollywood.

A bientôt pour faire encore un bilan plus avancé...
Par Trois Neuf
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Jeudi 7 février 2008
  

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    En cette soirée du 7 février, ce n'est qu'un peu fatigué que j'ai arpenté les rues de Brasov à l'aide de mon appareil photo et de mon "Lonely Planet". Je n'ai bien évidemment plus besoin de ce bouquin pour pouvoir me repérer dans les rues de Brasov, mais c'est comme la personne sans montre qui se sent un peu angoissée de ne pas pouvoir se repérer temporellement alors qu'elle n'en a pas forcément besoin.

    Voici alors quelques photos de Brasov, d'autres viendront alors bientôt. La qualité des photos est plutôt minable, dûe notamment au "talent" du photographe.


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Par Trois Neuf
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Mercredi 6 février 2008


Vous attendez les photos, les voici. J’entends déjà les addicted de blogs crier au scandale. Pourquoi ne raconte-t-il pas sa vie la bas comme il faisait en Chine. Pourquoi est-il si discret ? Pourquoi finalement se cache-t-il ? Mais comme un phœnix qui sortirait des flammes c’est pour mieux rebondir. Bon trêves de plaisanteries, ici, en Roumanie, comme ailleurs, il y a différentes façons de faire la fête. Relatons alors comme se passe une petite soirée Erasmus. Et pas n’importe desquels.

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En effet, le thème étant soirée Hawaï, nous avons tous enfilé nos débardeurs, me rappelant alors les ébats d’un 3’9 en furie sur de la Tecktonick bien lancée. Direction l’appartement d’espagnols près de la gare. On s’enchaîne alors quelques verres, les uns après les autres, les uns avec les autres. Au fur et à mesure de la soirée, les gens viennent, jusqu’à me faire rappeler des folles soirées que l’on faisait au Banlay ou au Jardin avec plus de 50 personnes dans l’appartement. Les boissons se vident, à l’inverse de l’estomac, les langues se mélangent, espagnol, italien, français, anglais, et aussi un peu de roumain pour couronner le tout. Le temps passe, et finalement, nous décidons d’aller en boîte, nommée le « president ». C’est un lieu relativement spacieux, avec de la musique ultra-forte. En aparté, en Roumanie, la musique se met à fond, qu’importe la localisation. En effet, même en mangeant ta pizza dans un restaurant, tu la vois vibrer a la fréquence des basses de la musique MANELE. C’est un style de musique dont j’espère avoir l’opportunité de vous en faire écouter un échantillon. Bref, revenons à nos moutons. Nous voilà alors en boite où nous continuons à boire. Pour exemple, en soirée étudiante, la vodka coca est à 6 lei et en soirée normal elle est à 14 lei (/ 3,5).

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En tant qu’adepte de bon son, je me cale sur une enceinte en plein milieu de la boite afin d’y exercer mon sport favori pour lequel j’ai eu un award relativement mérité : la TECKTONICK. Je suis d’ailleurs à la recherche de photos (si vous en avez-vous savez ce qu’il reste à faire !).

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Un peu fatigués, nous rentrons dans notre résidence sur les coups de 5 h du matin, non sans avoir défoncer les stocks de friands « fornetti » situés un peu partout dans la rue.

 

La soirée continue finalement dans une chambre à base de bière et de vodka, mais bien plus tranquillement qu’au début. Couché alors sur les coups de 6 h du matin, je vous laisse imaginer la gueule du lendemain.


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Par Trois Neuf
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Lundi 4 février 2008

Bonjour à toutes et à tous...

 

Je profite tout simplement d'un moment de pause pour écrire un (petit) récit sur les différentes péripéties qui se sont produites ces derniers temps. Voilà alors plus de 20 jours que je n’ai pas écrit et sans doute vous vous doutez que je ne suis pas mort, j’arrive encore à faire surface sur le forum de la promo et également sur msn.  Ceci étant dit, c’est sans doute la bonne cuite de hier soir qui m’oblige inconsciemment à relater mes faits.

 

Alors que s’est-t-il passé depuis mon arrivée ici.

 

Un gros manque de bol au début …Vous voulez rire ?

 

Tout est dans le titre. En fait depuis mon arrivée sur Brasov, il m'est arrivé pas mal de péripéties. Pour simplifier la chose, les événements sont relatés suivant un ordre chronologique. Ne laissons pas alors le suspense  s’étendre plus longtemps.

 

N'ayant pas de logement "fixe" dès mon arrivée à BRASOV, il fallait alors squatter à gauche à droite le temps que la situation s'améliore. La première nuit, comme vous avez pu le lire dans l'article d'avant fut relativement courte mais bien récupératrice. Chez Manu, il y a deux pièces (en mode clochard un peu tout de même) qui donne sur la fameuse Strada Republicii (ne vous en faites pas les photos vont venir et les commentaires avec). Leur habitat est vraiment bien placé en plein centre ville. Il a aussi la particularité de servir de logement aux frangins de Franck, coloc de Manu (pour leurs vacances). Donc impossible de dormir là bas. Ils sont déjà à 4 à dormir dans un deux pièces, c'est chaud d'en caser plus. Bref, me voilà alors à dormir deux nuits chez Benoit, un prof de français à l'Université de Brasov. Il m'accueille bien gentiment, on boit des canons (normal entre Bretons) et puis me montre alors les quelques petits problèmes de chasse d'eau (problème de flotteur).

 

Dans un élan de curiosité, tel un géni sorti d'une boite de conserve (cf Aladin), je me jette à l'eau et admire la salle de torture du général Krovnov et de ses nombreux soldats (à savoir le CHIOTTE). Je commence à le démonter : grave erreur. Le couvercle  glisse et se casse en deux. Première boulette. (Remarque maintenant c'est plus facile de tirer la chasse)

 

La journée se passe bien, toujours à la recherche d'un appartement. Je lis le journal "Transylvania Express" où il parle même de notre cher président... Benoit me parle d'un problème de lumière chez lui. En Roumanie, la qualité du service est encore pire qu'en Chine. Au plafond, il y a deux douilles pour placer deux ampoules. L'électricien, du haut de son talent, à faire venir un fil d’on ne sait où, le tout relié avec du scotch. Pas indispensable, le scotch me direz-vous ? On se tente alors à faire les aventuriers. On enlève les fusibles, bricole un ou deux trucs, enlève le scotch, et on REMET le fusible. Woooo, que la lumière soit, et la lumière ne fut pas. En effet, le fait d’enlever un fusible et le scotch a sans doute du dérégler tout le système performant déjà en place. Cependant une prise sur deux marche. Donc deuxième boulette.

 

Bref, pour l’instant rien de bien méchant.

 

Cependant, cela étant, je reste toujours à la recherche d’un appartement.

 

Deux jours passent, lisant annonces après annonces : soit les types demandent des sommes exorbitantes (bienvenus à Hollywood), soit c’est déjà loué.

 

Les frangins de Franck partent, je me gare alors chez lui, manu dormant principalement chez sa copine.

 

Comme vous le savez, je suis en stage chez Roman, une boite qui fabrique des pièces pour les camions et qui les assemble.  En fait, ce stage a été obtenu par M. G, notre cher investisseur étranger. Quoiqu’il en soit je suis toujours en admiration face à cette entité, ce personnage qui joue effectivement un rôle important à l’école puisqu’il est responsable des relations internationales. Je montre avant mon désir à l’entreprise de chercher un logement et dans le cas présent de m’aider. Ils m’emmènent alors voir un prof de l’Université (prof C .) qui parle parfaitement français. Il m’expose la situation et me dit qu’il pourra sans doute avoir de la place dans les résidences universitaires et m’engueule fortement de ne pas l’avoir sollicité par avance. La communication étant généralement le fort de toute entreprise , de toute université et de toute école qui se respecte, avant ce jour, je n’avais jamais entendu qu’il était possible de loger dans les chambres universitaires, qu’un accord avait signé entre l’Université de Transylvanie et l’ISAT afin de permettre à des étudiants (comme moi) d’aller en stage dans des entreprises (comme Roman) ni même qu’une certaine personne (professeur C.)  avait des relations très étroites avec une certaine personne de l’ISAT (M. G.). Il m’impose alors de le rappeler DEUX jours après afin de savoir s’il reste de la place dans les résidences universitaires. Bienvenus en Roumanie ;)…

 

Ayant des horaires plutôt flexibles, je me suis alors tenté deux ou trois jours à rester une heure supplémentaire au boulot. Cela a alors étonné mon tuteur qui m’a préconisé de ne pas rester après 4 pm dans l’entreprise, et que ce n’était pas bon pour moi. Sans doute perdrait-il de crédibilité si le stagiaire quittait les lieux après lui. Cependant, dans un élan de générosité il décide de m’accompagné jusqu’à là je loge pour le moment. Dans une Renault 12 comme neuf, serrure grinçante, portière passager ne s’ouvrant que de l’intérieur, sièges remarquablement entretenus par chiens et chats, produit à vitre de compétition et moteur boosté, il ne nous a pas fallu longtemps pour rejoindre un endroit où il me lance : « je te laisse là, tu continues par la gauche, et dans 10 – 15 min, tu arrives chez toi ». Là je commence à me dire que j’aurais été plus intelligent de prendre le BUS. Première morale, ne faire confiance qu’à SOI-MEME.

 

J’arpente alors les chemins sinueux (en fait ce sont des trottoirs plats, mais ça fait plus style) avec des grosses chaussures de randonnée, sifflotant, jouissant à la vue du paysage magnifique (blocs soviétiques  des années 60-70, route défoncée par les passages de véhicule lourds…) chantant la vie (Daniel Balavoine, « la vie ne m’apprends rien », « SOS d’un terrien en détresse »), je continue alors mon chemin afin de rejoindre la demeure. 200 mètres après qu’il m’est lâché, je me tente une pirouette, tout en slide, le pied gauche plutôt instable sur la neige  devenue verglas, je commence à glisser. Le pied droit bien fort, robuste se met à crocher le sol. Je vous laisse alors imaginer la conclusion de cette gamelle, pieds gauche qui glisse, le droit qui reste et le corps en plein milieu. C’est une méchante entorse qui se produit. Et hop, s’en suit alors deux semaines merdiques à marcher comme un handicapé.

 

Allant tout de même au boulot tous les jours (ça change du dernier stage), j’apportais par la même mon outil de travail, mon ordinateur de compét’. Mais sans faire de jeu de mots, quatre jours après ma chute, c’est mon ordinateur qu’on pète. En fait, en grand moment de solitude face celui-ci et devant cette déesse Catia, mon ordinateur a commencé par s’éteindre de façon ULTRABRUTALES. Rien de bien méchant, je tente de le rallumer, ça ne marche pas. Il était 15 h 30, je tente alors de faire intervenir les connaissances des personnes compétentes de la boîte. Il n’en est rien. A l’instar du sketch des Inconnus sur les flics, une demi-heure avant la fin c’est considéré être comme la fin. Je suis alors dans une situation délicate.

 

Pour résumer alors le début de week-end… Je suis plus qu’un orphelin sans ses parents. En effet, pouvez-vous imaginer un geek sans pc, boiteux comme un chimpanzé auquel on aurait coupé un bras, et cela sans d’avoir réellement d’endroit pour loger.

 

Le lundi je me tente alors à la réparation du pc, formatant le disque, perdant alors les informations de mon travail de deux semaines de catia. En fait, autre boulette. Pourquoi ? Il s’est avéré que ce n’était qu’un problème de RAM.

 

Bon rassurez vous, maintenant j’ai un logement (je ne dis pas grand-chose pour l’instant, ça fera l’objet d’un article), j’ai un pc qui marche, je peux courir derrière le bus lorsque les portes se referme juste devant moi. Je me consacre à l’apprentissage du Roumain, c’est relativement facile (du moins au début). Et pour votre grand plaisir, car je sais que vous le désirez plus que tout, je vais me lancer à l’écriture de ce blog, relatant les aventures d’un breton 3’9 perdu à Brasov en Transylvanie.

 

 

 

PS : Je tiens à m’excuser pour le nombre de fois que le « je » est employé. Sans doute est-ce un clin d’œil inconscient à notre cher président que j’aime et qui m’adore, mais qui vient de me tromper avec une ex model, chanteuse internationale de chansons berçantes (entendu ce matin à la radio). N’hésitez pas à faire des réflexions quant à la rédaction (orthographe, structures lourdes). Mes cerveaux (serais-je plusieurs) sont tous en compote. Je vous rassure, moins que mon foie et mes poumons ! J’essayerai alors de faire en conséquence afin de changer tout cela.

 
Par Trois Neuf
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